Lovecraft l’a formulé lui-même, en 1927 : « Toutes mes histoires reposent sur la prémisse fondamentale que les lois, les intérêts et les émotions humains n’ont ni validité ni signification dans le cosmos. »

Le cosmicisme n’est pas du pessimisme, qui supposerait encore que l’univers nous veuille du mal. C’est une thèse d’échelle : les entités du mythe ne nous haïssent pas plus qu’un promeneur ne hait la fourmilière.

Conséquence formelle : l’horreur ne peut pas venir d’une menace, puisqu’une menace impliquerait qu’on nous ait remarqués. Elle vient de la révélation d’une proportion. Le moment de terreur est un moment de compréhension.

Attestations dans le corpus

ŒuvreOccurrences
[[lappel-de-cthulhuL’Appel de Cthulhu]]
[[la-couleur-tombee-du-cielLa Couleur tombée du ciel]]
[[celui-qui-chuchotait-dans-les-tenebresCelui qui chuchotait dans les ténèbres]]
[[nyarlathotepNyarlathotep]]
[[la-cite-sans-nom-recitLa Cité sans nom]]

Voir aussi